Je livre ici mes envies de partage, pouvoir communiquer avec le monde, sur le monde, des sujet qui me touchent… Seule dans mon coin mais gourmande de tout, souhaitant m’enrichir de vous. Je vous fais part de mes expériences (culinaires ou autres), vous propose une visite guidée sur mes balades, vous raconte les vagabondages de ma pensée. Une sensibilité dévoilée par incidence de mes envies. Laissez-vous tenter, poussez la porte et venez…
La mer était recouverte d’un épais nuage qui formait un boudin ce matin-là. Ce phénomène récurrent se produisait chaque année. Lorsqu’on se trouvait à proximité de l’eau, on ne voyait qu’un grand mur blanc. Le bord de plage se dessinait puis tout le reste était dissimulé par un brouillard dense qui coupait la vue.
La ligne d’horizon avait disparu, l’étendu aquatique n’existait plus. Une sensation surréaliste comme un nouveau monde qui s’arrêtait là juste après ce rideau blanc masquant tout ce qui pouvait se trouver derrière.
Le taux d’humidité avait augmenté. Une fraîcheur émanait de ce nuage posé sur la mer. Une réaction atmosphérique qui pouvait trouver son explication dans le fait que le mistral avait refroidi la mer. Les fortes chaleurs se faisant. Ces conditions réunies provoquaient cette formation brumeuse sur l’eau. Tellement compacte que l’on y voyait plus rien.
Cela donnait l’impression d’être une terre flottante comme un morceau du monde qui se déplaçait dans l’atmosphère parmi les nuages. Une vue bouchée donnant le sentiment d’enfermement, une sensation de claustrophobie.
Une évaporation venue du large s’arrêtait aux limites de la nature, de la route, de la terre.