Je livre ici mes envies de partage, pouvoir communiquer avec le monde, sur le monde, des sujet qui me touchent… Seule dans mon coin mais gourmande de tout, souhaitant m’enrichir de vous. Je vous fais part de mes expériences (culinaires ou autres), vous propose une visite guidée sur mes balades, vous raconte les vagabondages de ma pensée. Une sensibilité dévoilée par incidence de mes envies. Laissez-vous tenter, poussez la porte et venez…
Poursuivant notre escapade, je vous invite à me suivre du côté de Gondrin, agréable petit village, qui doit certainement son nom à Gund Rin chef d'une tribu wisigoth (peuple germanique qui avait fondé le royaume de Toulouse) établie dans la région vers l'an 405. Sur un plateau fertile arrosé par deux rivières, l'Osse et l'Auzoue, Gondrin est une commune de cultures et de vignobles qui s'étend sur 3 376 hectares où vivent 1 000 habitants dans un cadre verdoyant et paisible.
L’attraction spectaculaire de ce petit village est son bassin de baignade de forme circulaire de 5000 m2. L’originalité de cette base de loisir est dans la forme de sa piscine qui ne peut immanquablement ne pas nous rappeler le lavoir de Lasdoutz qui, lui aussi, a la particularité d’être rond. Ce lavoir est le plus pittoresque du département, il est doté d’une cheminée et d’une très belle charpente. Malheureusement, je n’ai pas eu l’occasion de le voir mais je n’y manquerai pas, une prochaine fois. Nous avions laissé la voiture au cœur du village et nous avons commencé notre promenade par la première rue qui nous appelait, la grande rue du village, la rue des Cornières. A l’entrée de celle-ci, on peut lire qu’il y avait une quarantaine de commerçants, artisans tel que le tonnelier, le forgeron, le boulanger, le tissier de lin, le presseur d’huile, le barbier… Ainsi de ce lieu paisible, on peut aisément visualiser l’activité fourmillante qu’il y avait jusqu’au début du XXème.
Suivant les pas de notre guide qui n’était tout autre que ma mère, nous nous dirigeâmes vers le cimetière. Au passage, j’ai été charmée par ces jardins que l’on appelle «jardins ouvriers», «jardins familiaux» ailleurs et que l’on pourrait appelés ici «jardins de village». Les villageois ne jouissant pas d’un jardin, d’un potager du fait d’être loger dans une maison du bourg étaient propriétaires d’un terrain clos qu’ils utilisaient pour pouvoir à leurs besoins en légumes, avec également des poulaillers, des clapiers. De nos jours, cette coutume continue et de jolis potagers animent cette sortie de village.
C'est un type de construction que l'on remarque souvent dans les villages que nous avons déjà visité.
C'est sous l'administration de Noble Paule de Saint-Lary de Bellegarde, seconde femme de Noble Antoine-Arnaud de Pardaillan, marquis d'Antin et de Montespan, seigneur de Gondrin, qu'elle épousa le 27 juin 1602, que notre village a atteint son apogée. Fort intelligente et douée d'un goût artistique très prononcé, dès 1609, dame Paule embellit et fait reconstruire le château des Pardaillan qui tombe en ruines. À cette époque, le bourg principal n'est composé que du château féodal avec ses vastes dépendances, sa chapelle (une partie de l'église actuelle) et de nombreuses maisons bourgeoises, le tout entouré d'un mur d'enceinte percé de deux portes au Nord et au Midi et de deux “portalets ” à l'Est et à l'Ouest.