Je livre ici mes envies de partage, pouvoir communiquer avec le monde, sur le monde, des sujet qui me touchent… Seule dans mon coin mais gourmande de tout, souhaitant m’enrichir de vous. Je vous fais part de mes expériences (culinaires ou autres), vous propose une visite guidée sur mes balades, vous raconte les vagabondages de ma pensée. Une sensibilité dévoilée par incidence de mes envies. Laissez-vous tenter, poussez la porte et venez…
Il y a quelques jours, j’étais fière de montrer les plantations faites sur mon balcon. Mon pied de fraises s’en donne à cœur joie et m’offre le plaisir de goûter presque quotidiennement des fruits d’une saveur exquise.
Dans le jardin de mes parents, j’avais pris l’année dernière des petites pousses de bambou bicolore et avec eux, des pieds de fraises sauvages qui s’étaient mélangés. Ne pouvant les dissocier, je les avais mis dans un pot. Les stolons, plus familièrement appelés les gourmands, prirent d’assaut les pots environnants.
Au milieu de mes pousses de bambou, j’ai vu s’épanouir les pieds de fraises qui se multiplièrent. Des petites fleurs blanches firent leur apparition et elles se transformèrent en fruits. Patiemment, j’attendais leur maturité, j’attendais… puis intriguée, je décidais de goûter ces petits fruits blancs qui avaient oubliés de se colorer en rouge. Le goût était différent de la fraise rouge et il rappelait un peu celui de la fraise des bois mais avec une chaire plus généreuse.
Je commençais à faire des recherches sur d’éventuelles fraises blanches et j’apprenais que des fraises blanches avaient été amenées du Chili au XVIIIe siècle.
Cependant, elles ne ressemblaient pas aux-miennes car elles sont beaucoup plus grosses, elles sont blanches légèrement rosées avec des pépins écarlates, une saveur particulière avec un arrière-goût d’ananas.
Je persistais dans mes recherches, ne voulant pas me dire que j’étais tombée sur un plant albinos. Je lus des anecdotes d’internautes nostalgiques qui évoquaient le jardin de leur grand-mère avec des petites fraises blanches des bois.
Et, enfin, je trouve dans un commentaire une appellation qui attire mon attention : « blanche des bois » ou « Golden Alpine ». C’est une petite fraise ancienne que l’on trouvait dans les jardins d’autrefois. Son fruit est légèrement jaune de par ses pépins, il est un peu plus gros que la fraise des bois et très sucré.
Me voilà donc en présence d’une variété de fraise de collection, très ancienne et rare. Une dure responsabilité venait de choir sur mes épaules. Allais-je être à la hauteur et savoir préserver cette rareté ?