Je livre ici mes envies de partage, pouvoir communiquer avec le monde, sur le monde, des sujet qui me touchent… Seule dans mon coin mais gourmande de tout, souhaitant m’enrichir de vous. Je vous fais part de mes expériences (culinaires ou autres), vous propose une visite guidée sur mes balades, vous raconte les vagabondages de ma pensée. Une sensibilité dévoilée par incidence de mes envies. Laissez-vous tenter, poussez la porte et venez…
Il y a deux ans, j’avais lu le roman de Tracy Chevalier « Prodigieuses créatures ». Le style différait de celui de « la jeune fille à la perle » mais, petit à petit, j’étais fascinée par l’histoire vraie de Mary Anning.
Cette touchante enfant qui aidait sa famille en allant chercher des fossiles sur la plage, bravant les intempéries afin d’offrir un petit complément de revenue à ses modestes parents et devenant par la même occasion une experte en herbe de paléontologie. Avec la rencontre d’Elisabeth Philpot, vieille fille qui s’installe à Lyme Régis avec ses sœurs, Mary Anning trouve une précieuse alliée qui l’aidera à ouvrir les portes du monde scientifique très fermé aux femmes, à l’époque.
Cette détermination, comme toute personne passionnée, aussi modeste que soit sa condition ainsi que ses connaissances, la pousse à aller au bout de sa volonté, sans complexe, à faire connaître sa découverte. Elle était consciente de l’importance qu’avait sa trouvaille et elle n’a pas eu peur de se confronter à un domaine qui lui était totalement inconnu. Cela devient le combat de toute une vie et dans le livre de Tracy Chevalier, ayant ajouté une part de romanesque qui m’avait un peu dérangé, nous nous rendons bien compte des difficultés qu’a à se faire entendre une jeune fille venant d’un milieu modeste de surcroît. Surtout qu’elle remettait en question, par sa découverte et celles d’autres scientifiques de l’époque, les convictions religieuses en laissant entendre la disparition d’une espèce qui était supposée être créée par Dieu lors de la Création.
Les fouilles des côtes anglaises du sud par Mary Anning ont permis également de comprendre les différentes couches géologiques qui composent la terre et ainsi, mieux interpréter son évolution. Pour nous dont l’existence des dinosaures ne fait plus aucun doute, il est difficile de s’imaginer l’appréhension d’une telle nouvelle au XVIIIe et XIXe siècle de cet air.
Je rebondis sur le fait que Google met à l’honneur cet auguste anonyme qui a révolutionné le monde de la paléontologie avec son doodle du 21 mai 2014. Il est parfois juste de remettre à sa place ce qui doit l’être. Encore une femme qui s’est battue contre l’emprise absolue des hommes de son temps en ayant réussi à avoir la reconnaissance de ses pairs.
Plusieurs magazines ont repris cette mise en avant, je vous mets les liens de l’un d’entre eux.