Je livre ici mes envies de partage, pouvoir communiquer avec le monde, sur le monde, des sujet qui me touchent… Seule dans mon coin mais gourmande de tout, souhaitant m’enrichir de vous. Je vous fais part de mes expériences (culinaires ou autres), vous propose une visite guidée sur mes balades, vous raconte les vagabondages de ma pensée. Une sensibilité dévoilée par incidence de mes envies. Laissez-vous tenter, poussez la porte et venez…
Il y a quelques années (à en voir la date d’édition 1987), j’avais acheté ce livre d’occasion sur la pâte à sel en me disant que ça serait une bonne idée d’activité à faire en famille… Le temps passant, le livre endormi sur une étagère, me suivant dans mes déménagements, je décide de le prendre pendant des vacances de Noël chez mes parents dans le Gers. Avec tous les enfants de la maison, je propose de faire des décorations à l’emporte-pièce en prenant comme base la pâte à sel. Et, tout le monde se pris au jeu et ils s’amusèrent en plus à faire des créations personnelles.
A cette occasion, j’ai fait ma première petite bonne femme qui illustre le titre de cet article…
La pâte à sel, facile à faire ! Tous les ingrédients se trouvent dans la cuisine. Je prépare ma pâte à sel de la manière suivante : 2 tasses de farine de blé pour une tasse de sel fin. Cela peut faire environ 200 g de farine, de même pour le sel. Puis, je prévois à peu près ¾ de tasse d’eau (environ 125 ml).
Je mélange progressivement l’eau à la farine et au sel. Il faut bien travailler la pâte pour la rendre très souple. Elle doit avoir la consistance de la pâte à modeler.
Sur une table ou un plan de travail, je façonne mes formes et mes objets au grès de mon inspiration. On peut utiliser des ustensiles de cuisine pour réaliser ses créations comme le presse-ail pour faire des filaments qui peuvent devenir des cheveux, prendre le rouleau à pâtisserie pour faire des aplatis qui pourront être découper pour faire des vêtements ou comme les sablés, faire des formes à l’emporte-pièces que l’on peut percer avec un cure-dent pour pouvoir y passer un cordon et les suspendre au sapin une fois peints. Vous pouvez utiliser une trame improvisée comme la dentelle pour donner du relief.
Après avoir laissé libre cours à votre imagination, il faut sécher ces objets à l’air libre puis les passer au four. On peut choisir de les laisser à l’air libre seulement et ça prendra beaucoup plus de temps. Le séchage est très aléatoire car tout dépend de l’épaisseur de votre réalisation. Aussi, je vous conseille pour un personnage, de le laisser sécher à l’air libre pendant 1 jour puis de le passer au four sur une plaque de cuisson avec du papier sulfurisé à 50° C pendant une heure pour finir le séchage, à 100° C pendant une heure et terminer à 150° C* encore pendant une heure. Lorsque c’est possible, vous pouvez retourner votre objet en cours de cuisson pour uniformiser le séchage. On obtient un objet très dur et tout blanc.
Concernant les petites formes planes, cela est plus simple, vous diminuez les temps de cuisson (une demi-heure à 100° C et 30 min à 125° C*) et vous surveillez. Il ne faut pas que vos objets brûlent et on le constate lorsqu’ils se colorent à la cuisson. Cela demande beaucoup de surveillance et de patience. Il faut contrôler. Au fil du temps, vous aurez l’habitude. Chacun trouve plus ou moins sa recette.
C’est vraiment une activité à proposer aux enfants en deux temps. Une première fois, on réalise son objet et la fois suivante, lorsque l’objet aura été séché par vos soins, on procède à la peinture. Une gouache toute simple est suffisante. La première fois, nous n’avions qu’une boîte de peintures à pastilles (conseillé pour les plus petits). Ensuite, vous pourrez mettre un vernis de finition qui se trouve dans les magasins de loisirs créatifs ou au rayon « beaux-arts » de votre grande surface.
*Avec un four à chaleur tournante. Le temps est plus long avec un four traditionnel.