Je livre ici mes envies de partage, pouvoir communiquer avec le monde, sur le monde, des sujet qui me touchent… Seule dans mon coin mais gourmande de tout, souhaitant m’enrichir de vous. Je vous fais part de mes expériences (culinaires ou autres), vous propose une visite guidée sur mes balades, vous raconte les vagabondages de ma pensée. Une sensibilité dévoilée par incidence de mes envies. Laissez-vous tenter, poussez la porte et venez…
Samedi 1er juin, je suis timidement allée faire un tour sur le vieux port. Après avoir surement fait la fête jusqu’au petit matin pour certains, en plein préparatifs pour la parade pour d’autres, c’est bien tranquille que j’ai trouvé l’endroit. Les échoppes étaient en train de s’ouvrir. Quelques badauds circulaient sur la chaussée recouverte d’un paillis d’écorce. Tous les bateaux à voilure étaient de sortie et ils affichaient leur pavillon à tête de mort. Le ciel laiteux nous laissait dubitatif. La luminosité était cependant sous le signe d’une amélioration et la température s’est mise à grimper, le vent absent. Les commerçants, les restaurateurs jouent le jeu depuis le début et ils se déguisent sous les couleurs de 1720. Il y a une dominance de pirates. Même les devantures se cachent derrière des rideaux de toile de jute. Et c’est complètement transformé que l’on découvre le vieux La Ciotat.
Une petite ferme est reconstituée avec un pont y donnant accès, une mare à canard, des lapins et des petites chèvres. En continuant ma promenade, j’ai pu voir un boulanger qui faisait son pain rustique à l’aide d’un four à pain, le souffleur de verre, la lavandière qui se démène au lavoir et de-ci de-là des artisans, des scènes reconstituant différentes activités comme les santons de la crèche de Noël. Après avoir fait un voyage dans le temps, je repris le chemin de la réalité pour me retrouver chez moi où de temps en temps des détonations me rappellent 1720.